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Problématique : Métamorphoses de la mémoire et états d'âme

" Teintés de rose, de bleu ou de gris, certains lieux, certains événements, resurgissent de notre mémoire. Ils portent la marque du plus profond de nous même".

P. STRAUB C'est moi ;-)


Point de départ :

Proposez à vos élèves d'imaginer un événement (une fête, un anniversaire...) ou un lieu ( un parc, la maison de mon papi... ). Demandez leur d'y associer un sentiment ( la joie, la tristesse : papi est mort ...), un regret...

Faites-leur choisir la couleur ou la tonalité qui, à leur avis, traduirait au mieux le sentiment qu'ils associent à leur oeuvre.

 


Référents :

Démarche :

Phase 1 : Choix de la couleur

Les enfants oralisent individuellement leurs choix et les justifient.

1. "J'ai pensé au jardin de mon papy. Il est très beau, mais quand j'y pense je suis un peu triste car mon papy est mort et le jardin est maintenant plein de mauvaises herbes. La "photo" que je vois dans ma tête est toute rose ( quand je pense qu'il est encore en vie ). Mais maintenant je vois le jardin en brun car je suis triste."

Si vous avez la chance de tomber sur un élève qui vous dit ça, vous êtes sauvés ! ( ça n'arrive pas tous les jours ! je vous rassure ! )

2. On peut également démarrer sur des expressions passées dans le langage courant : Voir la vie en rose, broyer du noir, ...

3. On peut s'engager dans un débat sur la symbolique subjective des couleurs.

Cette phase, quel qu'en soit le point de départ, peut être expérimentée de manière concrète.

J'ai proposé à mes élèves de regarder le monde qui les entoure à travers des feuilles en plastique coloré ( j'ai utilisé de vieux intercalaires de classeurs ) et de dire ce qu'ils ressentent.

Je vous recommande de lire " le magicien des couleurs " à vos élèves. Une superbe introduction au monde des couleurs et de leur résonance psychique.

Remarque : Vous constatez que cette première partie se situe essentiellement au niveau de l'évocation et du débat. Les arts plastiques c'est aussi ça . Cette phase me semble essentielle si on veut que l'enfant s'engage dans une démarche personnelle. On peut certainement faire l'impasse sur cette première phase et obtenir des résultats de qualité "extérieure" identique mais on réduit l'enfant à un simple exécutant de consignes. La démarche devient alors discutable mais, dans tous les cas, plus bénéfique que si l'on ne fait rien !

Phase 2 : Découverte d'un lieu

Choisissez un lieu dans votre ville, votre village : une place, une demeure ...

Proposez à vos élèves d'observer le lieu à travers une diapositive colorée. ( vous pouvez les fabriquer vous-même en utilisant des intercalaires de classeur )

L'enfant choisit sa couleur en fonction de son humeur ou de l'impression qu'il éprouve en découvrant le lieu. (donner la possibilité de choisir la diapositive sur le lieu.)

Quand il le désire, l'enfant fait une "photo" d'un fragment du lieu.

--> Lui faire remarquer les variations du champ de vision en fonction de la position relative de la diapositive par rapport à l'oeil :

--> proche de l'oeil le champ est large. Plus éloignée, la diapositive permet d'isoler des détails.

J'ai personnellement emmené mes élèves à la "villa" ,une bâtisse abandonnée, dans un parc.

Après un quart d'heure d'exploration, chaque enfant a choisi de faire une "photo mémoire" à travers une diapositive colorée.

J'ai demandé aux élèves de bien mémoriser ce qu'ils voyaient à l'intérieur du cadre.

A partir de ce moment, je leur ai demandé de ne plus parler. Pour que rien ne perturbe la mémoire de la "photo".

Retour à l'école dans le plus grand silence ! Rien que pour çà l'expérience vaut le coup d'être vécue. ;-)

Phase 3 : Réalisation de l'esquisse

De retour en classe, je propose immédiatement une feuille de bloc à dessin et un crayon papier.

Je demande aux élèves de "développer" leur "photo mémoire".

Mais une photo se développe toujours dans le NOIR ! C'est pourquoi j'ai proposé de faire l'esquisse LES YEUX FERMES !

Evidemment, ils ont "triché", mais pour l'essentiel le tracé a été réalisé par transmission directe de l'image mentale ( même s'il a fallu ouvrir les yeux pour repositionner le crayon )

Les résultats sont beaucoup plus riches car l'enfant dessine ce qu'il "voit" dans sa tête et non une représentation stéréotypée.

 

Phase 4 : Mise en couleur

Dans une séance ultérieure, les enfants "colorient" leur esquisse. Ils prennent la couleur qu'ils ont choisie pour la diapositive.

Ils constatent très vite la nécessité de modifier les valeurs.

Le blanc et le noir étant bien sûr les seules couleurs disponibles en plus de la couleur de base.


Intérêt pédagogique :

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